Lila x AssessFirst : dans les coulisses d’un partenariat qui simplifie l’évaluation des candidats
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Authorjadejosesph
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Published2 Oct 2026
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Depuis plusieurs mois, Lila et AssessFirst ont uni leurs forces pour permettre aux recruteurs d’aller plus loin dans l’évaluation. Comment ce partenariat est-il né ? Qu’est-ce qu’il change concrètement pour les recruteurs ? Et qu’est-ce qui se prépare pour la suite ? Nous avons posé ces questions à Valentine, responsable marketing et communication chez Lila (TalentPlug), et à Valentin, partnership manager chez AssessFirst.
Comment est né le partenariat
Le déclic est venu à la fois des clients et des équipes. « On avait des clients en commun qui voulaient centraliser leurs besoins de recrutement dans un seul outil, ce que permet aujourd’hui l’intégration », raconte Valentin. Le recrutement chez AssessFirst de Sacha a aussi accéléré les échanges grâce à ses relations professionnelles existantes.
Côté Lila, la demande montait aussi du terrain : « On a commencé à avoir pas mal de demandes clients pour intégrer AssessFirst, parce qu’ils ont besoin d’aller plus loin dans l’évaluation candidat », complète Valentine. « Les planètes se sont un peu alignées. »
Ce que l’intégration change pour les recruteurs
Lila propose déjà une évaluation du CV assistée par IA. L’intégration AssessFirst permet d’aller plus loin, avec trois dimensions complémentaires : personnalité, raisonnement et motivation. Dans Lila, les recruteurs peuvent activer ou non le test AssessFirst offre par offre.
Valentin détaille l’apport de la solution : « L’idée, avec AssessFirst, c’est d’aller un cran plus loin sur la présélection et l’identification du potentiel. On apporte une dimension prédictive assez innovante sur le marché : grâce aux sciences comportementales associées à l’IA, on est capables de prédire le potentiel de réussite et d’épanouissement d’un candidat par rapport à un poste, à l’ADN de l’entreprise et à l’équipe qu’il va rejoindre. »
Au-delà de l’évaluation des soft skills (personnalité, motivation, capacité cognitive), AssessFirst propose deux briques complémentaires :
- VOICE, un agent vocal IA qui évalue les compétences techniques et le niveau de langue des candidats à travers des mises en situation adaptées au poste. Le candidat reçoit une analyse personnalisée de ses compétences et, pour les langues, un certificat de niveau CECR.
- SCAN, un agent vocal IA qui prend en charge la préqualification téléphonique : disponibilité, expérience, mobilité géographique, prétentions salariales. Le candidat peut aussi poser ses propres questions sur le poste ou l’entreprise, et sait immédiatement où il en est dans le processus.
Valentin insiste : « Ce n’est pas AssessFirst qui prend la décision, ça reste un outil d’aide à la décision. » Un principe que Valentine retrouve dans la philosophie de Lila : « L’IA aide les recruteurs à se faire un avis, mais elle ne prend pas la décision à leur place. C’est important d’apporter cette nuance. »
Comment fonctionne la présélection dans Lila
Dans Lila, le recruteur pondère lui-même l’importance des critères (soft skills, hard skills, localisation, etc.). L’IA analyse ensuite le CV du candidat de façon sémantique, mais aussi interprétative : par exemple, un candidat n’ayant pas écrit « management » dans ses compétences mais ayant encadré une équipe de cinq personnes se verra tout de même attribuer cette compétence.
Cette analyse aboutit à un scoring sur 100, que le recruteur peut ajuster après avoir rencontré le candidat. « La note du recruteur prime sur la note de l’IA : elle compte pour une pondération de 3, contre 1 pour l’IA », précise Valentine. « C’est le recruteur qui garde la main. » S’ajoute à cela un test de compétences plus classique, sur des questions techniques.
Une intégration flexible, à tout moment du process
Autre atout de l’intégration : elle ne s’impose pas à une étape fixe du recrutement. « L’avantage d’AssessFirst, c’est qu’il peut s’adapter aux enjeux de chaque entreprise et de chaque poste », explique Valentin. Le test peut être positionné en début de process (présélection), en milieu de process (après un premier tri sur CV ou téléphone), ou en fin de process, sur une shortlist réduite pour des postes plus techniques ou de cadres.
Techniquement, tout se pilote depuis Lila : le recruteur choisit le test à activer pour une offre donnée, l’envoi se déclenche en quelques clics, et le candidat reçoit un email l’invitant à passer le test. « C’est une intégration API native, activable en trois clics », souligne Valentin, qui note au passage que la fluidité de l’intégration n’est pas la norme partout : « Ceux avec qui on génère du co-business, c’est justement ceux qui sont flexibles et qui proposent des intégrations faciles. Pour d’autres acteurs plus installés, c’est parfois plus compliqué. »
Une solution ouverte à tous les types de structures
Sur le profil des clients et candidats concernés, la réponse est unanime : tout le monde. AssessFirst travaille aussi bien avec des recruteurs indépendants qu’avec des PME, des ETI et des grands groupes du CAC 40, sur des profils allant des postes opérationnels (retail, vente) aux comités de direction.
Même constat côté Lila, y compris sur des segments jugés a priori complexes comme l’intérim : « Au début, on s’était dit qu’on n’irait pas sur l’intérim, que les process seraient trop complexes. Et finalement, Lila séduit aussi beaucoup les boîtes d’intérim, qui cherchent des outils plus modernes que les ATS historiques », raconte Valentine. Lila compte aujourd’hui des clients de grande taille : « Notre agilité, technique et organisationnelle, permet de s’adapter à toute taille d’entreprise. »
Une relation de travail fluide entre les deux équipes
Sur la collaboration au quotidien, les deux équipes s’accordent : la relation fonctionne bien. « On a trouvé les équipes AssessFirst hyper réactives, alors qu’on aurait pu penser qu’une structure plus grande serait moins disponible », note Valentine.
Cette disponibilité n’est pas un hasard chez AssessFirst : « Ça fait cinq ans que l’équipe partenariat a été créée, et c’est aujourd’hui un vrai moteur d’acquisition : entre 30 et 40 % des nouveaux clients viennent des partenaires », explique Valentin. « Il faut y dédier 100 % de son temps pour que ça fonctionne, parce que les partenaires ont besoin qu’on soit tout le temps présent. »
Il relie aussi cette réussite à la philosophie d’AssessFirst en matière de partenariats : « On ne regarde pas la taille d’entreprise ni le niveau de maturité de nos partenaires. Le critère, c’est avant tout une bonne communication et une vision commune. » Une approche que Valentine apprécie particulièrement en tant que structure plus jeune sur le marché : « C’est canon de pouvoir échanger avec un acteur qui a une belle renommée, sans qu’on nous ferme la porte. »
Les conseils aux recruteurs
Interrogés sur les bonnes pratiques pour tirer le meilleur des deux outils, Valentine et Valentin convergent sur un point clé : donner du sens au test auprès des candidats plutôt que de se contenter d’un envoi automatique. « Le taux de complétion est bien meilleur si on explique au candidat pourquoi ce test est important », observe Valentine.
Valentin ajoute trois conseils concrets :
- Activer l’intégration : c’est une vraie valeur ajoutée.
- Utiliser les tests comme un point de discussion en entretien plutôt que comme un filtre binaire.
- Croiser les données AssessFirst avec les critères métier du poste pour affiner la sélection, sans jamais les opposer.
Sur l’argument du temps de process parfois avancé comme frein, Valentin nuance : « AssessFirst peut remplacer une étape, comme un entretien RH, et donc faire gagner du temps. Et la qualité des données récupérées permet de prendre de meilleures décisions, avec un candidat qui reste plus durablement engagé. »
Et pour la suite ?
Le partenariat continue de se construire. Les deux équipes prévoient de renforcer l’accompagnement des clients sur l’activation et l’usage des deux outils, avec notamment un premier webinaire commun à l’étude. « La clé de tout ça, c’est la relation entre Lila et AssessFirst », résume Valentine. « À partir du moment où la communication est bonne et que les deux partenaires sont à l’écoute, le partenariat ne peut qu’être favorable pour nous, mais surtout pour nos clients. »
À propos des intervenants
Valentin est partnership manager chez AssessFirst, qu’il a rejoint il y a deux ans. Il a commencé comme BDR sur la Belgique, la Suisse et le Luxembourg. Aujourd’hui, il gère la centaine de partenaires français de l’éditeur (150 au global) : éditeurs ATS, intégrateurs, cabinets de recrutement, agences de communication RH, apporteurs d’affaires et revendeurs.
Valentine est responsable marketing et communication de Lila et TalentPlug depuis mars 2025. Elle pilote aussi la roadmap produit, en lien étroit avec les équipes de développement sur les maquettes et les priorités fonctionnelles.


